Les travaux de 1922 à 1982 - Mir Zakah

Le trésor de Mir Zakah, localité située à une trentaine de kilomètres au nord-est de Gardez (province de Paktiyâ), a été découvert en 1947 par les villageois lorsqu’un talus d’environ 3 mètres de haut est entaillé par un torrent : des restes de murs apparaissent, et l’action de l’eau du torrent venue sourdre au pied du talus révèle les premières monnaies. Grâce au conservateur du Musée de Kaboul, M. Ahmed Ali Kohzad, près de dix mille monnaies sont récupérées et étudiées par la DAFA. De plus, une fouille est organisée en juin et juillet 1948, qui permet d’ajouter encore quelques monnaies au trésor, et de dégager plusieurs chambres. Les monnaies couvrent une période chronologique extrêmement large, du ive siècle avant J.-C., avec des monnaies de l’empire maurya, au IIIe siècle après J.-C., avec des monnaies de Vasudeva I.

Le gros du trésor est composé de monnaies d’argent indiennes appelées « punch-marked coins ». La très forte représentation des monnaies (posthumes ?) du roi indo-grec Hermaios et du roi indo-scythe Azès est également remarquable. Une partie importante de ce trésor, sans doute plusieurs milliers de monnaies, a rapidement été vendue sur les bazars de Gardez et de Kaboul. Les monnaies de Mir Zakah sont particulièrement reconnaissables à leur patine en raison de leur long séjour dans l’eau : les monnaies de bronze présentent une patine jaunâtre brillante, et les monnaies d’argent une patine plutôt rougeâtre voire noirâtre.

La fouille est dirigée par Marc Le Berre, assisté de Raoul Curiel. La chambre dans laquelle le trésor avait été trouvé est laissée de côté en raison de la fouille des villageois, qui en a fait disparaître trois des quatre parois. Les chantiers II, III, et IV se répartissent autour de la chambre au trésor (chantier I), et révèlent plusieurs poutres de bois, dont certaines encore en place dans un lit de pierres. Les monnaies et objets de la fouille sont découverts dans une couche de sable vaseux verdâtre, qui existe également dans le chantier I. De manière générale, la fouille révèle que le trésor est en fait l’accumulation d’offrandes déposées au cours des siècles dans des bassins sacrés. Seules les monnaies d’un intérêt particulier sont illustrées dans la publication de la DAFA.

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Bibliographie

R. Curiel & G. Fussman

1965

Le trésor monétaire de Qunduz, Mémoires de la DAFA XIV, Librairie C. Klincksieck, Paris.

D. Schlumberger
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