Anciens Directeurs - Jean-Claude Gardin

Jean-Claude Gardin (1925-2013) a sans aucun doute un parcours académique atypique, avant de travailler avec Henri Seyrig à Beyrouth et Daniel Schlumberger à Kaboul. Nommé directeur adjoint de la DAFA de 1950 à 1958, il partage son temps entre la France et l’Afghanistan. Chargé de l’étude de la céramique du site de Lashkari Bazar (1951) et de celle des sites de l’oasis de Bactres fouillés par Daniel Schlumberger, il développe une réflexion pionnière sur les processus de description et de classification des matériels archéologiques. Directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales dans les années 60, il participe à la création du Centre de recherches archéologiques (CRA) du CNRS (1970).

Directeur de la DAFA en 1980, sa nomination en Afghanistan se fait dans un contexte où les travaux sur le terrain ne sont plus possibles, en raison de l’instabilité politique du pays et de l’occupation soviétique. La DAFA se consacre dès lors à l’étude du matériel entreposé dans ses locaux, ainsi qu’à la préparation des publications. La coopération avec le Musée de Kaboul s’accentue, en particulier en ce qui concerne la restauration des objets conservés. J.-C. Gardin, en collaboration avec Warwick Ball, continue le travail mené en vue du catalogue des sites archéologiques d’Afghanistan.  Les relations avec les archéologues soviétiques, initiées sous Paul Bernard, se concrétisent sous la direction de J.-C. Gardin, avec le premier colloque franco-soviétique de Douchanbé en 1982, puis à Paris en 1985.

J.-C. Gardin, témoin de la dégradation de la situation en Afghanistan, sait que la fermeture de la DAFA doit être envisagée ; dès lors, il a à cœur de sauvegarder la bibliothèque, outil de recherche unique en Asie centrale puisque riche de plus de 10 000 livres et 3 000 fascicules et périodiques. Le déménagement est organisé vers New Delhi mais une partie des ouvrages reste bloquée à l’aéroport de Kaboul en 1981 avant d’être remise à l’Ambassade. C’est aussi à partir de 1980 que les archives de la DAFA (photographies, plans, documents, rapports) sont progressivement envoyées au Musée Guimet comme l’avaient été celles d’Aï Khanoum à l’École Normale Supérieure (ENS).

En 1982, un plan de repli est envisagé avant la fermeture effective de la DAFA.

Institution

Logistique

DAFA © 2017 All Rights Reserved | Designed & Developed By - DAFA